Entreprise adaptée, coût ou gain pour la collectivité ?
Aides et subventions de l’état, partenariats entreprises fondés sur les valeurs en vogue de responsabilité sociale, on imagine souvent que les entreprises…

Copiver – Entreprise adaptée

Entreprise adaptée, coût ou gain pour la collectivité ?
Aides et subventions de l’état, partenariats entreprises fondés sur les valeurs en vogue de responsabilité sociale, on imagine souvent que les entreprises adaptées pèsent sur les budgets publics et privés, et qu’on leur donne bien plus qu’elles n’apportent. Voyons donc 2 exemples concrets…
Pour la collectivité, un investissement gagnant.
Une étude réalisée par KPMG pour l’Union nationale des Entreprises Adaptées révèle que les aides publiques déployées constituent un investissement porteur pour la collectivité. L’étude a déterminé en effet qu’à partir d’une rémunération égale à Smic + 2,6% de toute personne handicapée travaillant dans une Entreprise Adaptée, chaque euro investi par la collectivité publique lui est retourné sous forme de recettes fiscales et sociales.
L’étude démontre par ailleurs que toute personne handicapée en situation de non emploi représente un coût moyen pour la collectivité de 8 870 euros par an. Ce coût varie selon les allocations dont la personne handicapée bénéficie.
Ainsi, lorsqu’une personne handicapée, qui bénéficiait d’une allocation liée à son handicap (AAH) ou à sa situation de non emploi (RSA, ARE…), accède à l’emploi et à une rémunération de niveau Smic + 2,6% en Entreprise Adaptée, le gain social (ou l’économie budgétaire) pour la collectivité s’élève à 8 869 euros par an.

Surcoûts liés à l’emploi « très majoritaire » de travailleurs handicapés
Le surcoût global moyen auquel doit faire face une Entreprise Adaptée par rapport à une entreprise classique est estimé à 16 200 euros par an et par travailleur handicapé. Ce surcoût est dû :
Pour 83,8% à un différentiel de productivité.
Pour 14,6% à un nécessaire encadrement supplémentaire, à la fois social et technique.
Pour 1,6% à des besoins techniques complémentaires, en termes de surfaces et d’équipements.
Pourtant, les EA nouvelles générations pénètrent les marchés de manière très compétitive alors même que leurs effectifs sont composés de 80% de collaborateurs reconnus handicapés quand le secteur ordinaire peine à atteindre les 4 % pour une obligation fixée à 6.

Les EA sont donc bien des entités performantes, équilibrantes et non pesantes. Précurseur d’une économie sociale solidaire qui chaque jour séduit un peu plus, en des temps où penser à l’humain n’est plus le fait de quelques gros cœurs, mais bien l’idée d’une société moins cassante, plus structurée et plus soudée, ses principes managériales pourraient sans doute éclairer un certain nombre d’entreprises.